Attaques de requins

 

 

                                                                                               

            "Le nom meme de requin vient du latin requiem,

                            parce que celui qui voit l'animal peut commencer de réciter la prière des morts!"        

               

 Les requins ne sont jamais sanguinaires. Ils tuent seulement pour vivre, au contraire des humains qui éxécutent aussi par plaisir, pour le sport ou par betise caractérisée. Ils ne sont nullement diaboliques. Ce sont des prédateurs innocents de leurs pulsions et de leurs actes. Les dents de la mer, ça n'éxiste pas! Chaque année, les requins attaquent en moyenne une centaine de fois des hommes; et pas pour les manger. Ils en tuent moins de dix. Mais en face de ce chiffre, on peut en écrire un autre: nous autres, hommes, nous anéantissons en douze mois, au bout de nos longues lignes ou dans nos monstrueux filets de peche, quelque cent millions de squales en tous genres! Le carnage n'est pas du coté qu'on imagine! cessons de diaboliser d'innocents prédateurs.

QUAND LES REQUINS ATTAQUENT

 

Attaque de requin dans le monde

Chaque nouvelle attaque mortelle d’un requin sur un surfeur ou un plongeur provoque l’émoi.
Ces tragiques accidents sont là pour nous rappeler que certaines espèces de requins sont dangereuses pour l’homme. Si les attaques de requins sont très médiatisées, rappelons quand même qu'elles restent assez rares.
Mais, le danger est réel et d’autant plus grand quand les précautions élémentaires de sécurité ne sont pas prises.
En effet, certaines heures de la journée sont fortement déconseillées aux plongeurs et surfeurs.
Certains pays sont plus concernés par ces attaques :

  • L’Australie
  • L’Afrique du Sud
  • Les Etats-Unis
  • Les eaux néo-zélandaises

Statistiques des attaques de requins

En 2007, les attaques de requins ont provoqué la mort d'une seule personne dans le monde, une femme tuée alors qu'elle faisait de la plongée au large de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique, le plus faible niveau en vingt ans, selon des données de l'Université de Floride. (Source AFP)

Depuis le début 2008, on a déploré cinq attaques mortelles:

  • Un jeune plongeur a été tué en février en Floride
  • Un surfeur australien de 16 ans a été tué au sud de Brisbane sur la côte est de l'Australie en avril
  • Un homme de 66 ans a été tué par un grand requin blanc à proximité d'une plage de San Diego, dans le sud de la Californie en avril
  • Un surfeur a été mortellement mordu par un requin sur la côte ouest du Mexique en avril
  • Un surfeur a été tué par un requin sur la côte Pacifique du Mexique en mai

 

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  •       En voilà un qui à mis les pieds dans le plat...

                               

                  Synthèse des études sur les attaques de requins

Peu d’études ont été réalisées sur les causes réelles de ces attaques. Victor Coppleson rédigea en 1958 une synthèse de ses observations. Elle reste toujours valable.

  • La plupart des agressions se sont produites entre 14h et 18h
  • La météo n’a aucune incidence sur les attaques
  • Les attaques sont en général le fait d’animaux isolés
  • La plupart du temps, le requin s’acharne sur sa victime, ignorant totalement les autres nageurs

On a noté que certains sites pouvaient faire l’objet de plusieurs agressions à intervalles rapprochés. Ces agressions cessent aussi soudainement qu’elles ont commencées.
A ce propos, V.Coppleson défendait la théorie du requin « vagabond » qui est selon lui, un requin solitaire plus « rusé » que la moyenne.
L’une des plus terribles séries d’attaques dans les eaux australiennes est attribuée à un requin tigre long de 5 m.

Requin tigre. By Willy Volk

L’identification d’un mangeur d’hommes ne peut se faire que si des fragments de dents sont retrouvés dans les restes de la victime.
C’est rarement le cas ce qui fait que les identifications sont souvent erronées.

L’analyse d’un millier d’attaques récentes a révélé que plus de la moitié des agressions n’avaient pas de lien direct avec le besoin de se nourrir.

Plus de 75% des victimes n’ont été mordues qu’une ou deux fois. Les requins n’ont pas essayé d’arracher des gros morceaux de chair comme ils le font quand ils chassent.

Attaques de requins dans les eaux australiennes

Avant la pose de filets de protection le long de la côte orientale, les mers australiennes détenaient le record du nombre des attaques de requins sur des humains.
Cependant, il faut relativiser car depuis 1901, on ne compte qu’environ 250 agressions dont une centaine mortelles.

Les requins australiens potentiellement dangereux:

  • Grand requin blanc : ce requin est responsable d’agressions au large de l’Australie méridionale
  • Requin tigre : c’est le plus dangereux des squales tropicaux. Il s’attaque aussi bien aux nageurs qu’aux bateaux

  •  
  •                     Requin tigre. By Willy Volk
  • Requin cuivre : ce requin a été impliqué dans de nombreuses attaques contre des surfeurs et des baigneurs. Cependant, c’est peut-être à tord car le requin bouledogue, bien plus agressif, évolue dans les mêmes zones
  • Peau bleue : ce requin atteint 3,8 m de long. C’est un prédateur du large qui s’attaque aux hommes et aux bateaux

 

 Peau bleue. © Terra Nova

  • Requin bouledogue : c’est un requin qui évolue dans les eaux tropicales et subtropicales mais aussi dans les estuaires et les fleuves d’eau douce. Il fréquente les eaux peu profondes proches du rivage
  • Requin Mako : ce requin a été identifié lors d’attaques contre des bateaux. C’est un réel danger pour les plongeurs

Le samedi 7 janvier 2006, une plongeuse de 21 ans est morte après avoir été attaquée au large de la capitale provinciale Brisbane, en Australie. D’après les témoins, la jeune femme a été attaquée par plusieurs requins au large de la plage Amity, nom qui avait été donné à l'île fictive où se déroulait le film "Les Dents de la mer".

Les autorités ont mentionné la présence de requins taureaux. 

Le Requin Taureau

Cependant, cette espèce n’est pas réputée pour attaquer l’homme. En l’absence de plus d’informations, il est impossible dans l’immédiat d’affirmer que le requin taureau est impliqué dans cette attaque.

Attaques de requins dans les eaux américaines

Chaque année, on dénombre une douzaine d’attaques et on déplore un ou deux morts dans les eaux américaines.
En comparaison, près de 500 américains meurent foudroyés chaque année.

Aux Etats-Unis, la majorité des agressions a lieu dans le sud de la Californie et en Floride. Au large de la Californie, à Hawaï notamment, environ une attaque par an est perpétrée par un grand requin blanc.
En parallèle, de nombreux plongeurs rencontrent ce requin qui se contente de les observer sans attaquer.

L’année 2001 a été baptisée « l’année du requin » en Amérique du Nord. En effet, 51 attaques se sont produites de la Floride à la Virginie pendant l’été.

Le requin le plus dangereux des eaux américaines reste le requin tigre. Il est commun dans le sud des Etats-Unis et se nourrit souvent dans les eaux peu profondes.

Le requin bouledogue vient en deuxième position. Il est nécrophage et prédateur. Ses dents triangulaires et finement crénelées sont parfois confondues avec celles du grand requin blanc.

Requin bouledogue. By Pterantula

Le requin citron a également été accusé d’agressions. Il évolue en eau très peu profonde et est très abondant en Floride. Une dizaine d’attaques non mortelles ont été rapportées.

Requin citron. By Pony 33406

Attaques de requins en Afrique du Sud

Le littoral sud africain s’étire sur 2 954 Km. Il est fréquenté par près d’une centaine d’espèces de requins.
L’Afrique du Sud détient avec l’Australie le record des attaques.
Cinq espèces ont été impliquées avec certitude dans des agressions dont certaines mortelles : le requin bouledogue, le requin océanique, le requin tigre, le requin taureau, le grand requin blanc.

Requin taureau. By Jeff Kubina

Il faut souligner que le requin taureau est considéré comme inoffensif pour l’homme. Il est presque certain que ses attaques ont été le fait de provocations volontaires ou non. Elles n’ont jamais été mortelles.

Par contre, les quatre autres espèces sont bien plus dangereuses.

Le requin océanique évolue uniquement sur les hauts fonds. Il peut devenir dangereux pour les plongeurs du grand large.
De même, il constitue un réel danger pour les rescapés d’une catastrophe aérienne ou maritime.

Requin océanique. By Michael Aston

Le grand requin blanc semble éprouver une certaine timidité vis-à-vis de l’homme. Le plus souvent, il s’approche des plongeurs sans les attaquer n’en déplaise aux admirateurs de films à sensation.
Cependant, le grand blanc et le Mako ont été responsables d’attaques de bateaux au large de la province du Cap.
Entre 1936 et 1977, 25 agressions de ce type ont eu lieu.
A plusieurs reprises, les squales ont endommagé les embarcations ; ils ont même sauté dans certaines d’entre elles !

Il est à noter que ces dernières années, seulement trois incidents non mortels ont été rapportés à l’est du Cap.

La protection des plages par des filets le long du littoral du Natal a pratiquement éliminé tout risque d’agression sur des baigneurs.

Attaques de requins sur les côtes du Mexique

Les mois d'avril et de mai 2008 ont été plutôt sombres au Mexique avec trois attaques de requins dont deux mortelles.
Les attaques ont été perpétrées contre des surfeurs sur la côte Pacifique du Mexique. D’après les experts, le nombre d’attaques est anormalement élevé.
En effet, sur les 10 dernières années, on comptabilisait au maximum 5 attaques par an sur ces côtes.
Des spécialistes venus de Californie pensent que la pollution et les perturbations climatiques seraient responsables de cette soudaine frénésie.

Selon le spécialiste américain George Burgess, qui dirige le programme de recherche sur les requins de l'université de Floride et tient un registre statistique sur Internet (International Shark Attack File), les requins ont peut-être été influencés par les courants froids du phénomène climatique La Niña

Des puces électroniques vont être posées sur un millier de squales afin de répertorier les espèces et savoir si des espèces réputées dangereuses auraient migré sur les côtes.

Les trois attaques se sont produites très près du rivage et à très faible profondeur. Ces requins n’ont pas été identifiés.

Les autres attaques à travers le monde

Des attaques de requins sont très rares en Nouvelle Zélande. On en a dénombré qu’une dizaine en près de 100 ans.

Des attaques se produisent également dans la ceinture tropicale du Pacifique.

Les attaques en eau douce

En Inde, dans la baie du Bengale, au milieu des Sundarbans, de nombreuses attaques de requin se produisent.
Dans les cours d’eau, la population pêche au filet. Ces pêcheurs, d’une très grande pauvreté, tirent les filets pendant des heures, pour moins d’un euro par jour.

Les eaux du Gange sont très boueuses et il est donc difficile de savoir quelle espèce est responsable de ces attaques.
Cependant, il est fort probable qu’il s’agit du requin bouledogue.

Deux cas d’attaques de requins

Une des attaques de requin les plus célèbres et tragiques s’est produite en 1963 dans les eaux de Sydney. Ce jour là, la populaire actrice Marcia Hathaway et son fiancé s’avancèrent dans l’eau profonde d’à peine 75 cm.
Soudain l’actrice hurla « j’ai été mordue par une pieuvre ! ». Son fiancé était à quelques mètres quand il vit un requin saisir la jambe de l’actrice. Puis, dans une nouvelle attaque, les dents du squale se prirent dans les fils du maillot de bain.
Les amis de l’actrice se ruèrent et réussirent à libérer la jeune femme, la jambe en sang, de la mâchoire du requin.
Cette plage était malheureusement inaccessible par la route et le temps que l’on transporte l’actrice à la ville la plus proche, elle mourut d’hémorragie, moins de 30 mn après l’attaque.

Requin grand blanc. Licence

Ce deuxième fait est plus étrange. En 1935, un requin tigre fut offert à l’aquarium de Coogee (Australie). Au bout de quelques jours, le requin devint fou et commença à éperonner les parois de sa prison. Puis, devant le public horrifié, il régurgita le bras d’un être humain.
La police fut alertée. Le bras présentait un tatouage qui permit d’identifier la victime, James Smith.
Rapidement, la police arrêta un suspect pour meurtre. Après avoir été dépecé, le corps avait été jeté dans une malle sauf ce bras jeté directement dans l’eau et avalé par notre requin tigre.
On ne comprend pas pourquoi le bras est resté intact avant d’être régurgité 8 jours plus tard.

La solution : des médias qui informent

Il est intéressant de constater que selon les pays, les attaques de requins sont rapportées de manière radicalement différente par les médias.

Aux Etats-Unis, la presse n’hésite pas à monter en épingle la moindre agression ce qui n’est pas le cas en Afrique du Sud où les attaques sont pourtant plus fréquentes.
On peut dire sans hésiter que la solution passe avant tout par l’information du public.

Grand requin blanc. Licence

Il est grand temps de comprendre que la mer n’est pas le milieu naturel de l’homme. S’y introduire implique donc une certaine prise de risque.
Il serait aberrant de vouloir éradiquer tout ce qui peut constituer une menace sur Terre.

Une civilisation qui se dit évoluée doit simplement admettre que toute incursion dans un environnement étranger demande un minimum de prudence.

Les médias ont un rôle essentiel à jouer dans cette information. Espérons qu’ils en prennent conscience avant que notre planète ne devienne vide de toute diversité animale.

 

 

 

 

 

LA VERITE STATISTIQUE

Une banque de donnÈe AmÈricaine rÈpertorie 5000 cas d’attaques sur l’homme des annÈes 1550 ‡ nos jours. Ses analyses statistiques prÈcises permettent d’expliquer les causes rÈelles de ces rencontres trËs exceptionnelles mais souvent tragiques

Depuis longtemps le mythe du requin mangeur d’homme nourrit bien des fantasmes et des terreurs, exploitÈ ‡ souhait dans des films comme ´†Les Dents de la Mer†ª. Pourtant, sur les 400 espËces connues ‡ ce jour, 83% mesurent moins de 2 m ‡ l’‚ge adulte et une douzaine seulement seraient rÈellement dangereuses pour l’homme. Cette crainte des attaques, parfois justifiÈe par de trop nombreux accidents notamment aux USA ou en Australie, a poussÈ les gouvernements ‡ prendre des mesures de protections (meshing†: filets) et les scientifiques ‡ crÈer des programmes d’Ètudes et de mÈthodes de prÈvention. Ainsi, dËs la fin de la premiËre guerre mondiale l’US Navy chercha alors un rÈpulsif efficace pour protÈger ses pilotes tombÈs en mer. Elle fut ‡ l’origine de la crÈation d’un fichier international des attaques unique au monde. ConstituÈ ‡ partir de questionnaires dÈtaillÈs, l’ISAF (International Shark Attack File) contient prËs de 3000 rapports couvrant la pÈriode de 1550 ‡ nos jours. Cette banque de donnÈes exceptionnelle est gÈrÈe depuis 1988 par l’American Elasmobranch Society au MusÈe d’histoire Naturelle de Floride. D’autres fichiers comme la Mediterranean Shark Attack File (MEDSAF) ou le Natal Shark Board (Institut sud-africain) lui apportent des informations complÈmentaires . Les statistiques publiÈes par l’ISAF sont sans appel†: les attaques de requins restent extrÍmement rares. Seulement 50 ‡ 75 cas environ sont dÈnombrÈs chaque annÈe de part le monde, dont 10 ‡ 30 seraient mortelsAinsi la probabilitÈ rÈelle de subir une attaque de requins a ÈtÈ estimÈe ‡ 1 sur 5 millions†! Le dÈveloppement massif des activitÈs nautiques durant les trois derniËres dÈcennies, sur des zones littorales bien identifiÈes, a conduit certains scientifiques ‡ comparer le nombre d’attaques ‡ celui des noyades. Car les populations et l’environnement concernÈs sont assez similaires (jeunes de 15 ‡ 25 ans), d’un sexe ratio identique (10 hommes pour 1 femme). En Australie on compte ainsi 1 attaque de requins pour 50 noyades, 1 pour 600 en Afrique du Sud, 1 pour 1000 aux USA. Avec 1 attaque par an pour 20 noyades, l’Óle de la RÈunion arrive largement en tÍte du hit parade des zones ‡ risques. Afin de relativiser la frÈquence de ces attaques, Bernard SÈret Chercheur au MusÈum d’Histoire naturel de Paris nous rappelle que 250 personnes seraient tuÈes chaque annÈes par des ÈlÈphants, 1250 par des abeilles, 2500 par des crocodiles…Quant ‡ ses confrËres amÈricains Howards et Burgess, directeur de l’ISAF, ils font remarquer que l’animal le plus dangereux pour l’homme en terme de mortalitÈ reste encore la terrible Crassastrea virginica, autrement dit l’huÓtre commune†! Intoxication au menu.

Paradoxalement cette fascination pousse l’homme en quÍte de sensations a rechercher le contact des requins en s’adonnant au Shark Feeding, un divertissement touristique qui consiste ‡ nourrir les requins en plongÈe. RÈsultat, sur 471 attaques rÈpertoriÈes en Australie, 60 sont dues ‡ cette pratique, des accidents stupides accompagnÈs de morsures graves aux membres ou de plongeurs dÈfigurÈs . Si les surfeurs ou pÍcheurs australiens assument leurs passions aquatiques sur des sites non protÈgÈs par des filets, l’an passÈ les organisateurs des Jeux Olympiques de Sydney cÈdËrent ‡ la psychose en s’entourant de prÈcautions exceptionnelles. En effet, lors de l’Èpreuve de nage du triathlon, chaque compÈtiteur Ètait Ítre accompagnÈ d’un garde du corps chargÈ d’Èloigner un hÙte trop curieux.

Les vÈritables circonstances

Selon les spÈcialistes, les attaques de requins sont de deux ordres. D’une part un acte de type ´†alimentaire†ª et d’autre part une rÈaction ‡ l’ingÈrence territoriale. La prÈsence de l’homme sur le domaine de cet animal parmi les plus vieux de la crÈation n’a fait que s’accroÓtre par la multiplication des activitÈs nautiques, le shark feeding, la frÈquentation des plages. Selon l’analyse des banques de donnÈes, trois grandes familles de ´†visiteurs†ª se retrouvent ainsi exposÈes aux attaques de requins, chacune d’elles donnant aux chercheurs des informations spÈcifiques sur la nature de l’attaque.

Les pÍcheurs sous-marins en apnÈe

. (10 ‡ 20% des attaques). Le plongeur n’est pas ici l’objectif principal du requin, gÈnÈralement celui ci mord et rel‚che sa proie, il y a erreur. L’attaque survient en effet la plupart du temps juste aprËs la capture des poissons. Ces prises sanguinolentes attachÈes ‡ sa ceinture Èmettent des vibrations agoniques qui attirent et excitent les requins. Les consÈquences de cette rencontre sont moins graves que les autres attaques (peu d’hÈmorragie et d’arrachement), car il s’agit de requins de taille petite et moyenne qui se nourrissent de poissons de rÈcif. Encore consciente, la victime peut tÈmoigner et permet, dans ce cas unique, l’identification de l’agresseur.

Les plongeurs en bouteilles

. (5 ‡ 10% des attaques) Ce type d’accident plus rare est le fait d’une malheureuse confusion, d’une rencontre fortuite. En effet, lorsque le plongeur Èvolue parmi des groupes de phoques ou de tortues, le prÈdateur comme le Grand requin blanc distingue mal sa silhouette. Ces cas surviennent dans des eaux tempÈrÈes et sont souvent trËs graves. Il s’agit principalement de motivation ´†alimentaire†ª . Le dÈveloppement du Shark Feeding pratiquÈ soit en haute mer soit dans des rÈserves provoque Ègalement des attaques. L’animal rendu agressif attaque cette fois pour dÈfendre son espace territorial.

Les surfeurs, bodyboardeurs, vÈliplanchistes et nageurs.

(75% des attaques). Les victimes de ces attaques ont ‡ faire avec des familles de requins les plus dangereuses. Ce sont des requins de types cÙtiers (Grand Blanc, tigre, Bouledogue). Ces charognards de la mer ne ren‚clent ‡ aucune ´†opportunitÈ alimentaire†ª. L’attaque est de type ´†mordu et emportȆª, et la tailles des attaquants provoquent des blessures impressionnantes souvent mortelles (hÈmorragies ou choc cardiaques). A la diffÈrence des plongeurs, ces pratiquants ne voient gÈnÈralement pas l’agresseur. Et s ils le voient , il est dÈj‡ trop tard.

AUTRES PARAMETRES LIES AUX ATTAQUES

Les heures, le jour de la semaine

Il existe une forte corrÈlation entre le nombre d’attaques de requins et l’heure du jour. En effet, les Ètudes de l’ISAF dÈmontrent que la plupart d’entre elles survient en fin d’aprËs-midi entre 16 et 20 heures comme en Australie o_ 50% des attaques ont eu lieu durant cette tranche horaire. Les rÈquins, prÈdacteurs noctures, par excellence sont alors en pleine activitÈ de chasse. La baisse de visibilitÈ augmente ici la confusion ÈvoquÈe des proies prÈfÈrÈes du requin avec les surfeurs ou baigneurs, d’autant plus que la frÈquentation des plages reste encore trËs forte ‡ ces heures. Les plongeurs font davantage de mauvaises rencontres entre 10 h et 16 h. Quant aux jours de la semaine, les W.E connaissent des taux de frÈquentation ÈlevÈs et font l’objet en moyenne de 10 ‡ 15% d’attaques supplÈmentaires suivant les rÈgions et la pÈriode de l’annÈe.

La distance ‡ la cote

Les statistiques font apparaÓtre clairement que les attaques se produisent ‡ la rencontre de deux domaines†: celui des espËces cÙtiËres de requins et celui des loisirs de l’homme. Dans la plupart des cas le baigneur ou le surfeur ou le plongeur se trouve isolÈ, sur un site peu frÈquentÈ et dans une faible profondeur. Selon les pays, cette distance ‡ la cÙte varie de 20 ‡ 100 m. L’Afrique du Sud, zone ‡ fort risque (228 attaques de 1828 ‡ 1999), 65% des attaques ont eu lieu ‡ moins de 100 m du bord, alors qu’‡ la RÈunion, aussi trËs frÈquentÈe la distance moyenne est de 35 m. Cela explique pourquoi certaines victimes moyennement blessÈes ont pu rejoindre la berge par leurs propres moyens.

La profondeur.

Que ce soit la plongÈe, la natation , le surf ou le windsurf, la plupart des activitÈs nautiques se pratique en faible profondeur. RÈsultat, les statistiques relatives aux attaques suivent cette logique. Les accidents enregistrÈs sur les sites de surf australiens trËs frÈquentÈs, la profondeur moyenne de la zone de dÈferlement variait 1,50 ‡ 1,80 m, de mÍme qu’‡ Hawaii ou en Floride (404 attaques de 1670 ‡ 2000). Il n’y a pas de corrÈlation directe entre la nature du fond ou la forme de la cÙte avec le nombre d’attaques. Cependant, les scientifiques ont menÈ des expÈriences dans certains chenaux frÈquentÈs ‡ heures rÈguliËres par les requins.

La clartÈ de l’eau

Comme le dÈmontre la plupart des Ètudes, les eaux troubles s’avËrent un facteur de risque important . Beaucoup d’attaques ont lieu dans des zones portuaires et quelques unes ont mÍme ÈtÈ remarquÈ ‡ plusieurs kilomËtres ‡ l’intÈrieur des terres. Hormis la baisse de visibilitÈ ÈvoquÈe, certaines espËces des zones tropicales et sub-tropicales comme le requin tigre ou le requin bouledogue apprÈcient les eaux de faible salinitÈ et chargÈes en particules organiques, des conditions que l’on rencontre aprËs de fortes pluies. Les eaux ‡ proximitÈ des dÈcharges ou des abattoirs sont Ègalement trËs dangereuses. Les habitudes du Grand requin Blanc sont plus atypiques. On le retrouve davantage ce prÈdateur diurne en eau froide, il chasse en eau claire comme sur les cÙtes californiennes, sur les cÙtes atlantiques franÁaises et en mÈditerranÈe plus rarement.

LES ESPECES DANGEREUSES

(Classement par ordre du nombre d’attaques rÈpertoriÈs dans l’ISAF depuis 1580 ‡ mai 2001.)

•Le Grand Requin Blanc (231 et 52 sur des bateaux†! )

Le Carcharodon carcharias atteint parfois les 7 m de long , pour un poids frisant les 3 tonnes. Ces attaques ont ÈtÈ enregistrÈes en Afrique du sud, Australie (New South Wales), Californie du Nord, Japon, MÈditerranÈe etc..

Le Tigre (67) . Galeocerdo cuvieriCe requin cÙtier omnivore fait partie des grands prÈdateurs, sa puissance est impressionnante et il peut dÈpasser 9 m†de long ! Il est responsable d’attaques ‡ Hawaii, Floride, BrÈsil†; Australie. Sans doute l’ennemi n_1 de l’homme en eaux tropicales , mÍme de faible profondeur malgrÈ sa taille.

Le Bouledogue (57)

Carcharhinus leucas s’avËre un prÈdateur tropical cÙtier redoutable de part sa puissance. Il est lui aussi capable de remonter les fleuves, on le retrouve en Afrique du Sud, en Floride, au BrÈsil, ‡ Madagascar, ‡ la RÈunion.

Le Taureau (31) Carcharias taurus,

Dans son livre ´†tous les requins du Monde GÈry Van GrÈvelinghe†ª dÈfend ‡ sa maniËre ce puissant prÈdateur cÙtier en eaux tempÈrÈes froides†: ´† AccusÈ ‡ tord de certaines attaques ‡ cause de son allure, terrifiante et une dentition protubÈrante, il est en fait victime d’un dÈlit de sale gueule†! ª.

•Le Grand Marteau (17) Shyrna mokkaranmalgrÈ une alimentation composÈe de poissons et de calmars, ce requin peut devenir agressif avec ou sans blessures. On le rencontre en PolynÈsie franÁaise, ‡ la RÈunion, en Floride et ‡ Hawaii.

Le Requin bleu (14)

Prionas Glauca

Le RÈcif pointes noires (13)

carcharhinus melanopterus , malgrÈ sa petite taille, ce requin qui frÈquente les lagons et les passes des rÈcifs corailiens peut s’avÈrer dangereux. Les morsures sont peu graves car du fait de sa faible dentition.

Le Mako (12) Isurus oxyrinchus TaillÈ comme une torpille, ce champion de vitesse peut atteindre les 80 km/h. Ce requin pÈlagique (de haute mer) affiche peu de rÈflexes alimentaires sauf dans des cas de stimulus. La littÈrature tÈmoigne de sa prÈsence lors de naufrages aÈromaritimes.

Autres espËces potentiellement dangereuses†:

Le Requiem (carcharhinus spp)

Le Gris de rÈcif carcharhinus amblyrhynchos

Le galapagos Carcharias galengensis)

les grands poissons-scies, les requins-scies

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