Captures en Europe

 

LA PECHE ET LA COMMERCIALISATION

DES REQUINS EN EUROPE

LES CAPTURES DE REQUINS EN EUROPE

Quelques-unes des nations pratiquant le plus la pêche aux requins se trouvent en

Europe

 

1

. Entre 1990 et 2003, les captures mondiales de requins ont augmenté de 22%,

80% de ces captures étant le fait de 20 pays (dont l’Espagne, le Portugal, le

Royaume–Uni et la France en 2003)

 

2

.

Selon les données fournies par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et

l’agriculture (FAO), les pays de l’Union européenne (UE) ont péché près de 109 121

tonnes de requins, raies et chimères en 2004. L’Espagne se place en tête avec la

capture d’environ 51 000 t (46% du total des captures de l’UE), suivie par la

France avec plus de 21 000 t (19,5%), le Royaume-Uni avec 16 000 t (14,6%) et le

Portugal avec 7 200 t (6,5%)

 

3

.

Les requins constituent surtout ce que l’on appelle des captures accessoires ou

accidentelles (captures non intentionnelles d’espèces non ciblées). Les requins

pélagiques représentent une part importante des captures accessoires des senneurs et

des palangriers qui ciblent les thons, tandis que les requins épineux et les raies sont

capturés au chalut. Dans la mesure où les requins ont une croissance beaucoup plus

lente que les autres poissons, leurs populations peuvent être sérieusement affectées

par les captures accidentelles, même si l’exploitation ne pose pas de problèmes pour

les espèces ciblées.

LA SITUATION DE LA FRANCE

En 2004, les navires français ont signalé à la FAO le débarquement de plus de 21 000 t

de requins et de raies, 21 148 t capturées en Atlantique Nord-Est et 158 t en

Méditerranée, tandis que 307 t de raies ont été péchées en Antarctique.

En 2005, la quantité totale de requins débarquée par les navires français s’est élevée à

11 372 t. Ces débarquements se composaient de 5 819 t de petites roussettes, 2 361 t

d’émissoles, 1 098 t d’aiguillats communs, 816 t de sikis (Requin chagrin de l’Atlantique

et Pailona commun principalement), 276 t de requins taupes communs et 290 t de

requins hâ

 

4

. Cette même année, 9 125 tonnes de raies ont également été débarquées :

3 057 t de raies fleuries, 1 156 t de raies douces, 973 t de raies bouclées, 302 t de

pocheteaux gris et 295 t de raies circulaires, auxquelles il faut ajouter 450 t de chimères.

En Atlantique Nord-Est, des navires français pratiquent aussi la pêche ciblée de requins

taupes à la palangre. Il s’agit de la seule et unique pêcherie ciblée de requins en

Europe.

Les navires français pêchent également loin des eaux européennes. Le pays possède la

flotte de thoniers la plus efficace et la plus moderne d’Europe. Les palangriers et les

senneurs hauturiers français opèrent dans les eaux de Guyane française, du Sénégal,

de la Mauritanie, des Seychelles, de la Réunion, de la Nouvelle Calédonie, de la Côte

d’Ivoire, de Madagascar, de la Polynésie française comme dans les eaux

internationales. Les requins constituent la part la plus importante des prises accessoires

de ces pêcheries thonières, en particulier dans l’Océan Indien et au large des côtes

d’Afrique de l’ouest.

La France a joué un rôle décisif pour la protection des requins dans l’Océan Austral. En

novembre 2006, la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines

de l’Antarctique a adopté un moratoire sur la pêche ciblant les requins. Cette décision a

été déclenchée par une déclaration de la France faisant état du développement

inquiétant de pêcheries ciblant des requins vivant en eau profonde particulièrement

vulnérables, pour l’huile de leur foie. Ces pêches ciblées sont donc désormais interdites,

jusqu’à ce que le statut des populations de requins et que l’impact de la pêche soient

précisés.

LA CONSOMMATION ET LE COMMERCE DES REQUINS EN EUROPE

La consommation et le commerce de chair de requin sont importants au sein de l’Union

européenne. Cela concerne surtout l’aiguillat, les émissoles, les roussettes et les raies,

ainsi que le requin taupe bleu, appelé aussi requin mako, et le requin taupe commun.

Entre 1990 et 2003, les exportations mondiales de produits issus de requins ont doublé

pour atteindre 86 500 t et un montant de près de 250 millions de dollars. En 2003, le

Panama, le Costa Rica et l’Espagne ont remplacé le Danemark, l’Allemagne et la

Norvège au palmarès des dix pays exportant le plus de requins

 

5

.

Malgré cela, l’Europe continue à jouer un rôle majeur dans le commerce mondial de

requins. En 2004, les pays de l’Union européenne ont exporté plus de 40 000 t de chair

et autres produits issus de requins, ce qui représente un peu moins de 40% des

exportations mondiales de requins. La même année, les importations se sont élevées à

plus de 26 000 t de chair de requin, soit près de 30% des importations mondiales de

requin

 

En 2004, les requins congelés représentaient environ la moitié des produits issus de la

pêche des requins importés par l’Union européenne. De l’aiguillat frais ou réfrigéré, de

l’aiguillat congelé et des filets de requin et d’aiguillat congelés figurent également dans

la liste des importations.

 

Employée autrefois pour s’éclairer et tanner le cuir, l’huile de foie de requin est

aujourd’hui utilisée pour le squalène qu’on peut en tirer et qui entre dans la composition

de produits pharmaceutiques ou cosmétiques tels que le rouge à lèvres, un médicament

pour traiter les hémorroïdes et des lotions pour la peau. En Europe, la France et

l’Allemagne en sont les principaux demandeurs.

LA SITUATION DE LA FRANCE

En 2004, la France a importé 3 321 t de requins et de produits tirés des requins,

principalement des aiguillats (1 905 t) du Canada (617 t), des Etats-Unis (406 t) et

d’Espagne (391 t). Mais elle a également importé 1 346 t d’autres espèces

principalement d’Espagne (635 t) et du Royaume-Uni (107 t)

 

Des requins sont également importés d’Atlantique sud (Vénézuéla, Brésil, Suriname et

Uruguay), du Pacifique sud (Nouvelle Zélande, Chili et Équateur), d’Afrique de l’ouest

(Sénégal et Côte d’Ivoire), et de l’Océan Indien (surtout du Sri Lanka)

 

Les requins sont souvent commercialisés en France sous des dénominations

trompeuses : chien de mer pour l’aiguillat ou veau de mer pour le requin taupe commun.

Débarrassés de leur peau, l’aiguillat, l’émissole mais aussi la petite et la grande

roussette sont vendus sous le nom de saumonette (nom qui évoque un autre poisson

bien connu, le saumon) en raison de la couleur rose pâle de leur chair

 

La chair de requin est consommée dans toute la France, mais la demande est moindre

dans le centre et le sud du pays. C’est en Normandie et en Bretagne, là où les prises de

requins et de plusieurs espèces de raies sont les plus importantes, que la

consommation est la plus élevée. La chair de requin est disponible dans les magasins,

super et hypermarchés. Relativement bon marché, sans arrêtes, elle intéresse les

cuisiniers de restauration collective : écoles, cafétérias et hôpitaux.

La France est un des principaux importateurs et exportateurs d’huile de foie de requin

au monde. En 2005, elle a importé plus de 9 000 t d’huile du Pérou (6 486 t) et du Maroc

( 2 503 t), ce qui représente la capture de plus de 50 000 t de requins de grands fonds.

La peau de requin est également utilisée en maroquinerie de luxe et sert notamment à

fabriquer des sacs à main, des portefeuilles et des bijoux.

 

LA SUREXPLOITATION DES REQUINS EN EUROPE ET L’EPUISEMENT DES

STOCKS

L’absence de limitation des captures de requins, fondée sur des bases scientifiques,

pour les bateaux de l’UE a conduit au déclin de la plupart des populations de requins, de

raies et de chimères en Europe.

Environ un tiers des espèces des eaux européennes sont considérées comme

menacées selon les critères de la Liste Rouge de l’Union Mondiale pour la Nature

(IUCN).

Des espèces telles que l’aiguillat, le requin taupe commun, le requin chagrin et l’ange de

mer, ou encore la raie blanche et le pocheteau gris sont considérées comme En danger

critique d’extinction en Atlantique Nord-Est par les experts de l’UICN.

Le requin pèlerin et plusieurs espèces des grands fonds dont la croissance est

exceptionnellement lente, sont considérés comme En danger par l’UICN.

Même les espèces ayant une importante aire de répartition telle que le requin taupe

bleu, le requin peau bleue et le requin marteau commun sont désormais considérées

comme Vulnérables , et donc menacées selon les critères de la Liste Rouge de l’UICN.

Les fonctionnaires de l’Union européenne se sont, à plusieurs reprises, penchés sur

l’élaboration d’un plan global de gestion des stocks de requins mais peu de progrès ont

été enregistrés jusqu’à présent.

En Méditerranée, le requin taupe commun, trois espèces différentes d’anges de mer,

trois espèces de raies (pocheteau gris, raie blanche et raie de Malte) et le requin

taureau figurent sur la liste des espèces En danger critique d’extinction. La raie papillon

est également proposée pour une inscription dans cette catégorie. La raie manta est

considérée comme En danger en Méditerranée et le requin gris et deux espèces

d’émissoles ont été aussi été proposés pour cette catégorie. Les inscriptions du requin

renard, du requin marteau commun et du requin peau bleue sur la liste des espèces

Vulnérables en Méditerranée sont en cours, alors que le requin chagrin commun est

déjà inscrit

 

 

LA SITUATION EN FRANCE

En 2004, les navires français ont débarqué 1 129 t d’aiguillat commun

 

. C’est dans les

années 70 que les pêcheurs français ont commencé à pratiquer la pêche à l’aiguillat de

façon intensive, au chalut entre le sud des îles Féroé et le nord du Golfe de Gascogne

et à la palangre en mer Celtique et dans l’ouest de la Manche.

Les débarquements français d’aiguillats ont considérablement diminué entre 1983 et

2004, passant d’un peu moins de 15 000 t à 1 129 t. Les débarquements de 2004 ne

représentaient que 7,5% des niveaux les plus hauts atteint par le passé

 

Parmi les pays européens, la France est celui qui pêche le plus de requins taupes

communs. Depuis 1978, des palangriers de l’île d’Yeu pratiquent une pêche ciblée

principalement en mer Celtique et dans le Golfe de Gascogne. La Rochelle a été le

principal port de débarquement

 

. Les débarquements annuels (déclarés à la FAO)

varient entre 200 et 600 t, alors qu’à la fin des années 70, ils dépassaient 1 000 t. En

2004, cette pêche ciblée de l’Atlantique Nord-Est a conduit au débarquement d’environ

310 t.

L’exploitation par l’Europe de requins des grands fonds dont la croissance est

particulièrement lente (pêchés par plus de 400 mètres de profondeur) soulève de

profondes inquiétudes. Diverses espèces (telles que le pailona commun, le requin

chagrin commun et le requin chagrin de l’Atlantique) pêchées par les chalutiers français

sont considérées comme menacées par l’UICN. La France a pourtant débarqué environ

816 t de ces requins de profondeur regroupés sous l’appellation « siki » en 2004 (requin

chagrin de l’Atlantique et pailona commun surtout). Le groupe de travail sur les

élasmobranches du Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) considère

ce chiffre comme largement sous-estimé, et parle de 1 600 t pour l’année 2003. Les

autres espèces de profondeur capturées par les bateaux français sont le pailona à long

nez, l’aiguillat noir et le sagre rude

 

 

LE PRELEVEMENT DES NAGEOIRES

Le prélèvement des nageoires appelé

 

finning

est une pratique qui consiste à couper les

nageoires des requins et à rejeter les corps en mer, engendrant un gaspillage énorme.

Le marché mondial des ailerons, utilisés pour la préparation de la très coûteuse « soupe

aux ailerons de requin », augmente en raison du nouvel essor économique de la Chine.

Au cours des dix dernières années, la participation de l’Europe au marché des ailerons

de Hong Kong n’a cessé d’augmenter. Alors que les nageoires importées d’Europe ne

représentaient qu’une part négligeable sur ce marché au début des années 1990, elles

constituent aujourd’hui pratiquement un tiers des importations totales. L’Espagne a de

loin été le plus important exportateur d’ailerons au monde durant cette période

 

En 1999, d’autres pays européens comme la Belgique, le Luxembourg, le Danemark, la

France, l’Allemagne, la Norvège, le Portugal et le Royaume Uni ont déclaré des

exportations d’ailerons vers Hong Kong.

En 2003, dans une volonté de mettre fin au prélèvement des nageoires de requins, l’UE

a adopté une réglementation relative à cette pratique. Globalement, le prélèvement des

nageoires de requins à bord des bateaux communautaires est interdit. Des permis de

pêche spéciaux peuvent cependant être délivrés pour permettre de stocker séparément

les ailerons et les carcasses. Dans ce cas, le poids total des ailerons ne doit pas

dépasser 5% du poids des carcasses non préparées (avec la tête et les viscères).

 

LA SITUATION EN FRANCE

La réglementation de l’UE relative au prélèvement des nageoires de requins s’applique

aux navires communautaires (où qu’ils pêchent), ainsi qu’aux navires étrangers pêchant

dans les eaux européennes. Les navires français pêchent dans les eaux des territoires

français, tels que la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion. La

réglementation communautaire s’applique évidemment dans ces zones.

En 2005, la France a exporté plus de 23 t d’ailerons de requins vers Hong Kong. Au

total, 1 498 kilos ont été exportés sous forme d’« ailerons avec cartilage, séchés » et 21

696 kilos sous forme d’« ailerons avec cartilage, frais ou congelés ».

Bien qu’exportatrice de nageoires de requins, la France n’a pas délivré de permis de

pêche spéciaux à ses navires autorisant l’enlèvement des ailerons à bord des navires et

le stockage séparé. La réglementation européenne impose donc que tous les requins

pêchés par les navires français soient débarqués intacts, et transformés à terre. La

vente des précieux ailerons peut cependant offrir un complément de salaire appréciable

aux membres d’équipage des thoniers senneurs ce qui peut encourager des

prélèvements d’ailerons illégaux, surtout lorsque le débarquement à lieu dans une zone

où le contrôle n’est pas stricte

 

En février 2006, la Direction des Pêches Maritimes du Ministère de l’Agriculture et de la

Pêche français a publié une circulaire demandant à ce que la pêche soit tout

particulièrement contrôlée en Guyane et à la Réunion, et plus particulièrement la

présentation et la tenue des livres de bord

 

. En Guyane, 41 navires vénézuéliens

opérant avec une licence de pêche européenne dans la zone économique exclusive

(ZEE) française ont fait l’objet d’une attention toute particulière, certains s’étant

spécialisés dans la pêche des requins, mais uniquement pour leurs ailerons. Ces

navires ont débarqué 41t de requins en 1998 et en 1999.

 

QUE PEUVENT FAIRE LE GOUVERNEMENT ET LA POPULATION FRANCAISE

POUR AIDER LES REQUINS ?

Parce que la France est le pays européen débarquant le plus de requins de grands

fonds, elle devrait être à l’initiative d’un moratoire européen sur la pêche de ces espèces

particulièrement vulnérables. Cette initiative serait dans la continuité de l’action engagée

par la France dans le cadre de la Commission pour la conservation de la faune et de la

flore marines de l’Antarctique, et en accord avec la recommandation des scientifiques

d’arrêté totalement les captures.

La France est à l’origine de la plus importante pêcherie de requins taupes d’Europe. Elle

devrait prendre immédiatement des mesures pour que l’exploitation de cette espèce en

danger critique d’extinction soit arrêtée.

Les débarquements d’aiguillats communs, espèce considérée comme menacée par

l’UICN, devraient également être stoppés.

La France devrait rejoindre la majorité des États européens et soutenir la proposition

allemande d’inscrire le requin taupe commun et l’aiguillat commun dans la Convention

sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées

d’extinction (CITES) lors de la Conférence des Parties en juin 2007.

Le gouvernement français devrait faire appliquer strictement la réglementation de

l’Union européenne relative à l’enlèvement des nageoires de requins et améliorer le

recueil des données sur l’exploitation des requins. Cela devrait passer notamment par

l’établissement de pénalités fortes en cas d’infractions et le développement de

programmes d’observation à bord des navires.

Les autorités françaises devraient s’assurer que les débarquements de requins soient

enregistrés par espèce et rapidement transmis aux autorités de gestion des pêches

nationales et internationales.

Le gouvernement français devrait encourager le développement de nouvelles méthodes

permettant de réduire les captures accidentelles de requins, notamment par les

palangriers et les senneurs."

Les citoyens français devraient contacter le Ministère de l’Ecologie et du Développement

Durable ainsi que celui de l’Agriculture et de la Pêche pour exprimer leur soutien aux

mesures proposées ci-dessus et exiger la mise en place d’un plan européen de gestion

des stocks de requins ambitieux.

Les consommateurs français peuvent également se renseigner plus précisément sur les

produits de la mer et les cosmétiques qu’ils achètent, et ainsi limiter leur consommation

à de produits tirés d’espèces dont l’exploitation est gérée d’une façon plus durable.

Les touristes français se rendant dans les lieux réputés pour la pratique de la plongée

sous-marine peuvent faire savoir aux autorités locales la richesse que représente le fait

de pouvoir observer des requins sous l’eau.

ZOOM SUR LE REQUIN TAUPE COMMUN

Un requin puissant, résolument migrateur, de la famille du requin taupe bleu et du grand

requin blanc.

Habitat : les eaux tempérées et froides des deux hémisphères, notamment au large de

l’Europe du nord.

Statut : En danger critique d’extinction en Atlantique Nord-Est et en Méditerranée ;

Vulnérable à l’échelle mondiale. Proposé par l’Allemagne pour figurer en Annexe II de la

CITES.

Menaces : pêcheries à la palangre au large de l’Europe, principalement par la France.

Facteur aggravant : sa chair est parmi les plus prisées.

 

Commentaires (2)

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