les requins et les raies de Méditerranée en danger

 

 

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Les requins et les raies de Méditerranée en danger

Posté Mercredi 21 Novembre 2007 par Véronique

Communiqué de presse

Longitude 181 Nature et les 40 ONG de Shark Alliance réclament une action urgente pour réagir à l’étude de l’UICN selon laquelle les requins et les raies de la région sont menacés et sans aucune mesure de protection

Alors que l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) révèle que 42% des populations de requins et de raies de la mer Méditerranée sont menacées d’extinction, Longitude 181 Nature renouvelle sa demande pour un Plan d’Action efficace pour la conservation et la gestion des populations de requins. Le dernier rapport publié par le Groupe de spécialistes des requins de l’UICN (GSR) et le Centre de Coopération pour la Méditerranéenne de l’UICN démontre que la région détient le plus fort pourcentage d’espèces considérées comme "Menacées" dans le monde, principalement à cause de surpêche par des pêcheries ciblées et des prises accessoires.

« Des mantes aux anges de mer, les populations méditerranéennes de ces espèces vulnérables sont en grave danger », a déclaré Claudine Gibson responsable du Groupe de Spécialistes des Requins et co-auteur du rapport. « Nos analyses révèlent que la mer Méditerranée est l'un des endroits les plus dangereux au monde pour les requins et les raies.”

Ces résultats sont issus d'un atelier de travail d'experts, au cours duquel 71 espèces méditerranéennes de requins, de raies et de poissons chimères (poissons cartilagineux) ont été évaluées conformément aux catégories et aux critères de la Liste Rouge de l'UICN. Les intervenants ont estimé que 42% des espèces (30) sont menacées d'extinction, dont 18% sont en "Danger Critique d'Extinction", 11% sont en "Danger" et 13 % sont "Vulnérables". 13 autres espèces (18%) ont été classées "Quasi Menacées" et 18 espèces (26%) sont classées en "Données Insuffisantes". Seules 14% (10 espèces) sont considérées en "Préoccupation mineure".

La Raie de Malte (Leucoraja melitensis) qui se trouve seulement en Méditerranée est considérée comme en Danger Critique d'Extinction. Le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) et le requin taupe commun (Lamna nasus), recherchés pour leur chair et leurs ailerons, sont en Danger Critique d'Extinction. Le requin gris (Carcharhinus plumbeus) est classé en Danger dans la région, et même le requin bleu (Prionace glauca) relativement prolifique est ici considéré comme Vulnérable.

“ L’état des populations de requins et des raies en Méditerrannée est consternant et on doit tout tenter avant qu’il ne soit trop tard”, dit Nicole Aussedat, représentante en France de Shark Alliance. “Pour ces espèces menacées que l’on trouve principalement en Méditerranée, comme la Raie de Malte et la mante géante, le risque de les éradiquer totalement est imminent. Il est urgent d’instaurer immédiatement des limites de pêche et une protection des habitats. Nous souhaitons vivement que la France, en vue de la présidence de l’Union en juillet 2008, prenne un engagement fort en faveur du Plan d’Action européen pour les requins qui est en préparation à la Commission. Une telle action est nécessaire pour inverser la tendance vers l’extinction de ces remarquables animaux marins. »

Il n'existe aucune limite de pêche pour les espèces de requins et de raies de la Méditerranée. L’enlèvement des nageoires (fining) est interdit, mais les mesures de contrôle sont insuffisantes. Huit espèces de requins et de raies ont été listées sur les quatre conventions internationales qui se rapportent à la conservation de la faune sauvage méditerranéenne, mais seules trois espèces sont protégées suite à cela. Les requins blanc et pèlerin sont protégés en Croatie et dans les Eaux de la Communauté Européenne, tandis que Malte et la Croatie protègent la mante géante.

« Jamais auparavant les pays méditerranéens n'avaient eu une aussi forte raison ou opportunité de sauvegarder les requins et les raies menacées de la région », a expliqué Sonja Fordham, présidente du GSR et directrice de la politique de Shark Alliance. « Les gouvernements devraient considérer davantage les avertissements de ce rapport et agir en conséquence pour protéger les requins et les raies menacées au moyen d’un Plan d’Action européen pour la conservation et la gestion des populations de requins. »

Pour plus d’informations, article complet de l'IUCN :
http://www.iucn.org/places/medoffice/documentos/2007/11/UICN_RequinMed_FR.pdf

contact : Nicole Aussedat au 06 74 87 75 43
Ou rendez-vous sur le site w

ww.sharkalliance.org

 

 

 

Mer Méditerranée, un site dangereux pour les requins et les raies

Actualité

Posté par: clotilde

Publiée le : 21/11/2007 800

Par Pierre Melquiot

La Mer Méditerranée est le site le plus dangereux au monde pour les requins et les raies. Plus de 40% des espèces de requin et de raie de la Méditerranée sont menacées d'extinction, selon un nouveau rapport de l'UICN * l'Union Mondiale pour la Nature. La première Liste Rouge UICN complète évaluant le statut des requins et des raies en Méditerranée a révélé que 42% des espèces sont menacées d'extinction. La surpêche, notamment les prises accessoires (espèces non ciblées prises accidentellement) est la cause principale du déclin, selon cette étude.  Le rapport publié aujourd'hui par le Groupe de Spécialistes des Requins (GSR) de l'UICN et le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l'UICN, montre que la région détient le taux de requins et de raies menacés le plus élevé au monde. « Des mantes aux anges de mer, les populations méditerranéennes de ces espèces vulnérables sont en grave danger », a déclaré Claudine Gibson responsable du Groupe de Spécialistes des Requins et co-auteur du rapport. «Nos analyses révèlent que la mer Méditerranée est l'un des endroits les plus dangereux au monde pour les requins et les raies. Les espèces benthiques sont exposées à un risque plus élevé dans

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cette région, principalement dû à une pratique intense de la pêche au niveau du fond marin. » Le rapport reconnaît également que la dégradation de l'habitat, la pêche sportive et les autres nuisances humaines constituent des menaces importantes pour les requins et les raies de Méditerranée. Ces résultats sont issus d'un atelier de travail d'experts, au cours duquel 71 espèces méditerranéennes de requins, de raies et de poissons chimère (poissons cartilagineux) ont été  évaluées conformément aux catégories et aux critères de la Liste Rouge de l'UICN. Les intervenants ont estimé que 30 espèces sont menacées d'extinction, dont 13 sont en Danger Critique d'Extinction, 8 sont en Danger et 9 sont Vulnérables. 13 autres espèces on été classées Quasi Menacées et 18 espèces sont classées comme Données Insuffisantes. Seules 10 espèces sont considérées en tant que Préoccupation mineure. La Raie de Malte (Leucoraja melitensis) qui se trouve seulement en Méditerranée est considérée comme en Danger Critique d'Extinction. La pêche au chalut de fond est la cause principale des déclins de population de 80%. La centrine commune aussi appelée cochon de mer (Oxynotus centrina) et trois espèces d'anges de mer (Squatina spp.) sont également en Danger Critique d'Extinction. La mante géante (Mobula mobular), qui évolue principalement en Méditerranée, est considérée comme en Danger. Les femelles peuvent atteindre 5 mètres et ne donnent naissance qu'à un seul jeune à la fois. Leur grande taille et leur faible capacité reproductive font des mantes une espèce particulièrement vulnérable à la capture et à la prise dans plusieurs filets de pêche, notamment les filets dérivants illégaux. Le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) et le requin-taupe commun (Lamna nasus), recherchés pour leur chair et leurs ailerons, sont en Danger Critique d'Extinction. Le requin gris (Carcharhinus plumbeus) est classé en Danger dans la région, et même le requin bleu (Prionace glauca) relativement prolifique est ici considéré comme Vulnérable. « Nous sommes particulièrement inquiets pour les requins bleu et taupe de la Méditerranée, » a averti Dr Alen Soldo de l'Université de Split en Croatie, expert en requins océaniques qui a participé à l'atelier. « Nos études révèlent des pressions de pêches persistantes bien en-dessus de la capacité de reproduction des espèces. Ceci nous a conduit à classer ces espèces sous la catégorie de menace la plus importante conformément aux critères de la Liste Rouge. » Seule une espèce, le Requin portugais (Centroscymnus coelolepis), possède un meilleur statut de conservation en mer Méditerranée, où il est considéré comme Préoccupation Mineure, plutôt qu'au niveau global où il est Quasi-Menacé. Ce requin d'eau profonde évolue à 4000 mètres de profondeur environ et est protégé par une interdiction de la Commission Générale des Pêches en Méditerranée (CGPM) des pêches en-dessous de 1000 mètres. Des mesures de protection existent, mais plus sont nécessaires : L'embargo sur la pêche en eau profonde ainsi que les interdictions sur les filets dérivants et l'enlèvement des nageoires de requins (couper les ailerons d'un requin, valant plus chers, et rejeter le corps à la mer) peut contribuer à réduire les menaces sur les requins et les raies de la Méditerranée. Cependant, il faut améliorer l'application de loi pour que les populations de poissons cartilagineux puissent se remettre des pêches. Il n'existe aucune limite de prise pour pêcher les espèces de requin et de raies de la Méditerranée. Huit espèces de requins et de raies ont été listées sur les quatre conventions internationales qui se rapportent à la conservation de la faune sauvage méditerranéenne, mais seules trois espèces sont protégées suite à cela. Les requins blanc et pèlerin sont protégés en Croatie et dans les Eaux de la Communauté Européenne, tandis que Malte et la Croatie protègent la mante géante. Cette semaine en Turquie, les gestionnaires des pêches internationales vont débattre des limites de pêche pour les requins taupe et bleu lors du meeting annuel de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (CICTA), qui définissent les règlements pour les espèces prises dans le cadre de la pêche au thon. « Jamais auparavant les pays méditerranéens n'avaient eu une aussi forte raison ou opportunité de sauvegarder les requins et les raies menacées de la région », a expliqué Sonja Fordham, présidente du GSR et directrice de la politique de Shark Alliance. « Les gouvernements devraient considérer davantage les avertissements de ce rapport et agir en conséquent pour protéger les requins et les raies menacées au moyens d'accords régionaux de pêche, de conventions internationales sur la

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faune sauvage et de législation nationale. Une telle action est nécessaire pour changer le cours des évènements conduisant ces remarquables animaux marins à l'extinction. » Le rapport vise à assister le développement d'une politique pour la conservation et l'utilisation durable des espèces de poissons cartilagineux en Méditerranée et émet plusieurs recommandations pour y parvenir. Les organisations de conservation et de pêche doivent collaborer pour assurer que ces mesures soient mises en place immédiatement afin de réduire le déclin des requins et des raies dans la région, et garantir la durabilité des ressources marines - fondamentales pour les besoins de subsistance des sociétés méditerranéennes. « Une fois de plus, notre souci principal ne concerne pas seulement chaque espèce individuelle - aussi importante soit-elle - mais également l'impact cumulatif de la perte de la biodiversité » a déclaré Annabelle Cuttelod, la Coordinatrice de la Liste Rouge pour la Méditerranée du Centre de Coopération Méditerranéen de l'UICN. « Nous observons de graves changements qui auront des conséquences majeures dans le temps sur toute la vie animale et finalement, sur les moyens de subsistance des populations autour de la Méditerranée. » Le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l'UICN est actuellement en train d'évaluer le statut des espèces de poissons marins en Méditerranée, en collaboration avec le Programme des Espèces de l'UICN et la Fondation Turque pour la Recherche Marine (TUDAV). Environs 30 experts participent à cette réunion qui se déroule à Istanbul en Turquie, du 12 au 16 novembre afin d'analyser cette question.

SOURCE:

http://www.actualites-news-environnement.com

 

Commentaires (1)

1. Laure 18/08/2009

c cruel

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