Note sur le finning

                        

                                                                       

 

 

 

 

INFORMATIONS GENERALES SUR LES REQUINS

 

Les requins ont évolué durant près de 400 millions d’années et jouent un rôle

déterminant dans les écosystèmes marins. Comme les prédateurs terrestres tels que les

lions et les loups, les requins ont un rôle écologique et aident au maintien de l’équilibre

de la vie dans les océans.

Aujourd’hui, les requins figurent parmi les espèces les plus menacées des océans,

principalement en raison de la surexploitation. Des dizaines de millions de requins sont

tués chaque année, qu’ils soient pêchés intentionnellement, ou accidentellement, dans

le cadre des pêcheries industrielles ou de la pêche sportive.

La disparition des populations de prédateurs supérieurs menace sérieusement l’équilibre

des écosystèmes et l’impact sur les océans de la diminution du nombre de requins est

source de préoccupations.

N.B. : Le terme « requins » est souvent employé pour désigner non seulement les

différentes espèces de requins, mais aussi les raies, ainsi que les chimères. Toutes ces

espèces, dont la caractéristique commune est d’avoir un squelette cartilagineux, forment

la classe des Chondrichtyens. Cette définition du mot requin est généralement utilisée

dans tous les documents internationaux relatifs aux politiques des pêches y compris

dans le Plan d’Action International pour la Protection et la Gestion des Stocks de

Requins de l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’enlèvement des nageoires ne concerne cependant que les requins eux-mêmes.

L’ENLEVEMENT DES NAGEOIRES DE REQUIN – HORS LA LOI DE NOS JOURS ?

L’enlèvement des nageoires, appelé aussi

 

finning

, est une pratique qui consiste à

couper les nageoires des requins pour les destiner à un marché alimentaire élitiste et à

jeter le reste des corps à la mer. Cette pratique qui entraîne un énorme gaspillage est

une cause de mortalité particulièrement préoccupante pour les populations de requins

vulnérables.

Au cours des 15 dernières années, les protestations des scientifiques et du public contre

cette pratique ont conduit à son interdiction dans de nombreux pays y compris dans

l’ensemble de l’Union Européenne et dans la plupart des eaux internationales du

monde.

La chair de requin contient de grandes quantités d’urée pouvant facilement entraîner sa

détérioration si elle n’est pas transformée avec soin. Elle est aussi bien moins chère que

celle de la plupart des poissons à usage commercial tels que le thon et l’espadon. Ces

facteurs, combinés au prix exceptionnellement élevé des nageoires et à la facilité de les

transformer (par déshydratation), conduit souvent l’industrie à n’exploiter que les

ailerons.

CORRESPONDANCE ENTRE LE POIDS DES NAGEOIRES ET CELUI DES

CARCASSES - UNE OPPORTUNITE POUR CONTINUER LE FINNING ?

La plupart des scientifiques sont d’accord sur le fait que la manière la plus simple et la

plus efficace de rendre effectives les interdictions relatives à l’enlèvement des nageoires

est de demander à ce que les requins soient débarqués intacts, avec leurs nageoires.

Pour accorder une plus grande flexibilité aux pêcheurs, la majorité de ces interdictions

donnent cependant la possibilité de stocker séparément les nageoires et les carcasses à

bord des bateaux, une correspondance théorique entre le poids des nageoires et celui

des carcasses devant être respectée pour permettre le contrôle . Cette correspondance

est calculée en divisant le poids des nageoires fraiches par le poids du reste du corps

entier

 

ou préparé

(après que l’on ait retiré la tête et les viscères).

Le calcul de ce ratio permet aux autorités portuaires et de contrôle des pêches de

vérifier si le nombre de nageoires débarquées correspond au nombre de carcasses à

bord du bateau. En appliquant un ratio déterminé sur des bases scientifiques, le nombre

de requins pêchés uniquement pour leurs nageoires doit être négligeable. Par contre,

un ratio élevé donne la possibilité de conserver, pour chaque carcasse, une plus grande

quantité d’ailerons et donc de continuer à pêcher une partie des requins uniquement

pour leurs ailerons.

D’après l’UICN, permettre une correspondance de 6% entre le poids des nageoires et

celui des carcasses entières donnerait la possibilité de rejeter 66% des requins capturés

après leur avoir prélevé les ailerons.

Sur la côte Atlantique des Etats-Unis, la réglementation relative à l’enlèvement des

nageoires de requins autorise un ratio maximum de 5% entre le poids des nageoires et

celui des carcasses

 

préparées (soit environ 2% du poids des carcasses entières

). Ce

ratio a été déterminé en se basant sur des mesures effectuées sur des requins

préparés dans des conditions commerciales. La validité de cette correspondance, en

place depuis 1993, a été confirmée en 2005 par les scientifiques qui la considèrent

comme étant la limite supérieure à respecter pour les pêcheries de requins non

spécialisées. La même limite fondée sur des données scientifiques a été adoptée dans

d’autres pays tels que le Canada et l’Australie.

La réglementation européenne de 2003 relative à l’enlèvement des nageoires de requins

fixe quant à elle à 5% la correspondance théorique entre le poids des nageoires et celui

des carcasses

 

entières

, ce qui fait de ce ratio le moins contraignant au monde. En

raison de ces disparités, les interdictions internationales relatives à l’enlèvement des

nageoires emploient un ratio de 5% sans préciser s’il s’applique au poids des corps

entiers

 

ou préparés

.

Bien que la correspondance entre le poids des nageoires et le poids du corps varie

d’une espèce à l’autre, les nageoires de la plupart des espèces pèsent nettement moins

que 5% du poids total. Même s’il existe des différences dans les coupes de nageoires

pratiquées selon les flottilles (Cf. diagramme ci-dessous), une correspondance théorique

de 5% par rapport au poids des corps

 

entiers

est trop élevée et conduit à la poursuite du

finning

 

.

LA REGLEMENTATION RELATIVE A L’ENLEVEMENT DES NAGEOIRES DE L’UE –

REMPLIE DE DEFICIENCES

Même si l’Union Européenne a un rôle de leader en matière de conservation et de

politique en faveur de l’environnement, la réglementation européenne relative à

l’enlèvement des nageoires n’est pas adaptée. Elle est remplie de déficiences et

contribue à menacer sérieusement les populations de requins à l’échelle mondiale.

Puisqu’elle s’applique au poids

 

entier plutôt qu’au poids préparé

, la correspondance

théorique de 5% excède les recommandations des scientifiques et permet que deux

requins sur trois soient rejetés à la mer après qu’on en ait prélevé les nageoires, tout en

restant dans la légalité.

Cette réglementation permet de plus de débarquer ou de transborder les nageoires et

les carcasses séparément ce qui rend tout contrôle impossible.

Cette faille majeure ne figure dans aucune autre réglementation dans le monde.

Cette réglementation adoptée en 2003 demandait également aux Etats membres de

l’Union Européenne de remettre un rapport annuel sur la mise en oeuvre du règlement.

La plupart de ces rapports sont aujourd’hui insuffisants, voir inexistants. Au début de

l’année 2006, la Commission Européenne a fourni au Parlement et au Conseil

Européens un rapport également insuffisant ; aucun rapport supplémentaire n’est à

présent requis à moins que la Commission soit persuadée de rouvrir ce dossier.

La plupart des organisations régionales de gestion des pêches dans le monde sont

fortement influencées par leurs membres européens actifs ; la législation relative à la

pêche dans les eaux internationales a donc du mal à être plus stricte que celle

applicable dans les eaux européennes. Par exemple, avec sa réglementation relative à

l’enlèvement des nageoires plus permissive que celles des Etats-Unis et du Canada,

l’Union Européenne propose la norme la plus basse à la Convention Internationale pour

la Conservation des Thonides de l’Atlantique (CICTA) ce qui conduit à la mise en place

de réglementations applicables dans les eaux internationales peu contraignantes.

De plus, l’Union Européenne offre un mauvais exemple aux nations susceptibles de

solliciter son assistance pour établir leurs propres législations relative à l’enlèvement des

nageoires.

SOLUTION

La mesure clef qui pourrait permettre d’en finir avec l’enlèvement des nageoires de

requins et les menaces sérieuses que cela pose pour les populations de requins serait

de renforcer la réglementation européenne, avant que ses normes ne soient adoptées

ailleurs dans le monde. Ceci passe par la rectification des anomalies principales

en prévoyant :

·

 

L’interdiction de débarquer et de transborder séparément les nageoires et les

carcasses des requin ; les nageoires, les carcasses et le livre de bord devant

être présentés ensembles lors des contrôles au débarquement ;

·

 

Une correspondance théorique entre le poids des nageoires et celui des corps

plafonnée à 5% du poids des requins

 

préparés, et non pas entiers

(ou en

prévoyant le débarquement des requins intacts, avec leurs nageoires) ;

·

 

La remise régulière de rapports relatifs à la mise en oeuvre de la réglementation,

tous les deux ans à partir de janvier 2008.

 

SHARK ALLIANCE

 

Shark Alliance, l’Alliance pour les Requins, est un regroupement d'organisations non

gouvernementales à buts non lucratifs qui se consacrent à la préservation des

populations de requins en essayant de faire évoluer la politique européenne des pêches.

En raison du rôle de l’Europe dans les pêcheries à l’échelle mondiale et de l’importance

des requins dans les écosystèmes marins, ces efforts peuvent permettre d’améliorer

nettement la santé des océans en Europe et dans le monde.

La mission de Shark Alliance est double :

·

 

Faire rectifier les anomalies de la réglementation européenne relative à

l’enlèvement des nageoires de requins ;

·

 

Réussir à ce que des limitations du niveau des captures de requins, basées sur

l’état des connaissances scientifiques, soient mise en place pour permettre une

exploitation durable et le maintien de la qualité des écosystèmes.

PRECISION POU LES CORRESPONDANTS

Une évaluation correcte des menaces qui pèsent sur les requins est en général rendue

difficile par les lacunes et/ou le manque de précision (sous- ou sur-estimation et mauvaise

identification) qui caractérisent les informations relatives à la pêche des requins. Il serait

nécessaire que les pêcheurs et les nations pratiquant la pêche améliorent la transmission

de leurs données sur les captures de requins, le commerce et les rejets. Ces informations

sont cruciales pour chaque espèce, mais sont rarement enregistrées à ce niveau de

précision. Les informations sur l’évolution des populations manquent également trop

souvent en raison du manque de fonds consacrés à la recherche sur les requins.

VARIATIONS DANS LA COUPE DES AILERONS ET NAGEOIRES DE REQUIN

First dorsal fin : Premier aileron dorsal

Second dorsal fin : Second aileron dorsal

Pectoral fins : Nageoires pectorales

Pelvic fins : Nageoires pelviennes

Anal fin : Nageoire anale

Lower caudal lobe : Lobe inférieur de la nageoire caudale

Crude cut with meat on : Coupe grossière avec da la chair

Straight or L cut : Coupe droite ou en L

Moon or half-moon cut : Coupe en lune ou demi-lune

 

 

 

 

 

                                                  

 

 

Commentaires (1)

1. Morgan 27/07/2010

LA PIRE CONNERIE QUE L'ETRE HUMAIN A PU FAIRE.
C'EST DEGUELASSE MAIS VOUS AVEZ RAISON POURQUOI PAS LES HOMME PENDANT QUE VOUS Y ETES POURQUOI PAS LES SUISSES IL ONT UN BON GOUT ET LES NOIRS C'EST SUCRE NON.
arretons ce massacre et vite imaginer que ses milliers de requins sont des humains.
le monde a besois d'eux
Morgan: protection des requins

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