plaidoyer (suite)

 

 

 

                                                                            HISTOIRE DES SENS

 

 

 A cet environnement aux multiples dangers, le requin doit évoluer dans les océans en gérant sa survie. Manger, se reproduire, fuir les prédateurs sont les quelques incontournables gestes quotidiens. Le système nerveux est le départ de toutes ces actions-réactions, leurs organes sensoriels étant un assemblage de petites merveilles “technologiques” au service d'un animal prédateur extraordinaire.


 Cinq sens dans l'eau... plus un, valant cent. Vision, olfaction, toucher, gustation, audition et un sixième sens. L'ordre alphabétique sera le plus simple pour expliciter cette merveille biologique, mise à disposition des squales depuis des millions d'années.

  • A - Toucher à distance... Entendre de loin !!


L'audition et le toucher à distance sont indissociables chez les poissons. Ce système accoustico-latéral décèlent des ondes physiques (vibrations) ou ondes mécaniques de pression.

(Les requins peuvent capter des vibrations de basses fréquences émises par d'autres poissons ou par un homme en train de nager grâce à un organe typique : le système latéral. Ils peuvent ainsi toucher à distance. Ce système est composé d'une ligne latérale courant de la tête jusqu'à la queue et d'un canal latéral interne relié à la ligne par un réseau de tubules et de canaux. Il est sensible à la pression (ou plus exactement aux changements de pression), d'où son rôle de capteur de vibrations ( mécanisme identique au sonar des bateaux).

 La pression ambiante est analysée à chaque instant (donc la profondeur à laquelle l'animal évolue), la force et la direction du courant estimée et la dynamique des proies (jusqu'à la perception des battements de leur coeur) ou d'éventuels prédateurs est assurée. L'audition est assurée par deux oreilles internes, en relation avec l'extérieur par un étroit canal (difficile à voir). Les cellules sensorielles auditives reçoivent des vibrations et envoient l'information au cerveau par les nerfs auditifs. Les requins peuvent entendre des sons pouvant provenir d'une source située à plus de vingt kilomètres de distance. Il semblerait, d'après expériences, que les requins soient sensibles aux basses fréquences, moins de 1000 hertz (maximalité vers 100 hertz). Les oreilles ont également une fonction stabilisatrice par rapport à la latéralité de l'animal qui peut ainsi évoluer et se situer dans l'espace aquatique.

Ce toucher à distance et cette perception auditive efficace est un avantage en terme de prédation et de survie.

  • B - Goûter... A quelle heure ?

 Le sens de gustation est dû à des papilles sensorielles, appelées bourgeons gustatifs, localisées sur la langue, les lèvres, le palais, le pharynx et sur les parois de l'oesophage. Ce qui explique des régurgitations possibles quand la proie n'est pas du goût du prédateur, mais la morsure d'inquisition est souvent traumatique, voire mortelle.

 Il existe également, chez bon nombre d'espèces de requins et de raies, des cryptes gustatives sur tout le corps qui permettent au requin “d'analyser” le contact de façon sensitive. Le squale goûte ses proies éventuelles par une simple bousculade...et affine par la suite sa première impression au niveau de la gueule. Elles servent aussi à percevoir les variations dans la composition chimique et dans la salinité de l'eau.

  • C - Affaire de nez creux...


 Véritable “Nez Nageur”, comme les appelaient les vieux marins, l'odorat des requins est un modèle de flair aquatique. Deux narines, au service de l'animal, cherchant inlassablement les pistes odorantes au gré des courants marins. Remontant alors le tracé d'une proie éventuelle ou d'un partenaire sexuel, les molécules stimulantes sont alors plus concentrées et déclenchent la réaction nerveuse et donc physique (fuite, approche, accélération...).

Les substances détectées( acides aminés, hormones, protéines...) le sont à des concentrations infiniment faibles, de l'ordre pour certaines espèces de un pour cent millions. Cette capacité, couplée au système accoustico-lateralis, permet aux requins de pister littéralement les propriétaires des dites-odeurs, en analysant le sens du courant. Ce sens peut détecter des proies de très loin, dommage pour elles... mais aussi de travailler efficacement sur des méthodes répulsives à leur encontre. Actuellement, deux substances donnent quelques espoirs en terme de dissuasion. L'une extraite d'un concombre de mer, holothurie et l'autre d'une sole, du doux nom de Moïse.

Affaire à suivre!!!

  • D - Mauvais oeil, Mon oeil !

 L'oeil du requin est assez poche de l'oeil standard des vertébrés. La taille et la forme des yeux dépendent beaucoup du milieu dans lequel ils évoluent.

Les requins apathiques ont de petits yeux car ils ne s'en servent pas beaucoup pour capturer leurs proies. Par contre les requins plus actifs possèdent des yeux plus grands. En fait, les requins possèdent une vision hors du commun. La sensibilité de l'oeil du requin, en lumière faible, est accrue par la présence d'une structure remarquable appelée le tapetum lucidum, situé derrière la rétine. Réfléchissant comme un miroir, il est composé de plaquettes argentées contenant des cristaux de guanine (protéine pigmentaire) et de cellules mobiles colorées en noir appelées les mélanoblastes. Dans des conditions d'éclairement maximales, le requin a une vision normale car les mélanoblastes rendent inactives les plaquettes en glissant le long de celles-ci. Par contre, dans l'obscurité ou dans des conditions d'éclairement minimales, les mélanoblastes démasquent les plaquettes du tapetum lucidum : la lumière est donc réfléchie une seconde fois sur la rétine, il y a une double stimulation rétinienne. De ce fait, cette structure facilite la chasse de nuit ou dans des eaux troubles.

 Il existe des requins qui peuvent sortir la tête de l'eau (Grand Blanc, le Tigre et le mako). Voient-ils bien ? Si c'est le cas, il leur faut, en plus de tout leur arsenal sensoriel, une possibilité de réguler leur vue aux différénces de réfraction entre les milieux liquide-gazeux...


Afin de se protéger lors de leurs attaques d'investigation, des espèces de requins possèdent une membrane de protection ,qualifiée de nictitante, qui peut protéger l'oeil en se rabattant complètement.

 Un mot sur l'étrangeté de forme du requin-marteau. Les yeux sont insérés au bout de ces drôles de structure, mais personne ne peut dire quels avantages se dégagent d'une forme aussi caractéristique . Ce qui est sûr, c'est que cela fonctionne puisque les 9 espèces de marteaux traversent les âges sans encombre.

  • E - Un sixième sens... efficace et inédit

Le sens le plus étrange du requin est sa capacité à déceler d'infimes signaux électriques émis par ses proies. Pour ce faire, le requin utilise des organes sensoriels placés sur le museau et autour de leurs yeux par centaine : les ampoules de Lorenzini.

De plus, ces ampoules de Lorenzini seraient impliquées dans la détection des ondes du champ magnétique terrestre, servant ainsi d'instrument de navigation lors des migrations (les requins détectent des ondes électriques s'écoulant dans le champ magnétique terrestre, et s'imprègnent de ces "déformations" répétitives d'une année sur l'autre).

Ces structures joueraient également un rôle dans la perception des différences de températures, de salinité et d'ondes vibratoires.

 La panoplie d'organes sensoriels des requins en fait un des animaux les mieux adaptés à son milieu. La vision, le toucher, le goût, l'odorat, l'audition et ce "sixième sens" sont à l'origine de leur succès évolutif.

                                                                                     

                                                                                      LES ATTAQUES

 

Quelle est l'origine de la relation Homme-Requin en terme de peur ?

 Ces photos en contre plongée, sont inédites dans et montrent ce que voient les requins avant une attaque sur l'Homme...

Qui a commencé à transgresser le territoire de l'autre et à dépasser les limites autorisables ?

La pêche ou la chasse, comme moyen de subsistance, sont des actes ancestraux vitaux dont personne ne remet en cause leurs pratiques.

 Ces photos en contre plongée, sont inédites dans et montrent ce que voient les requins avant une attaque sur l'Homme...

L'Homme a tendance à oublier que les requins sont chez eux dans les océans et que c'est à nous de nous adapter à leur environnement et non le contraire. Le développement des activités humaines à proximité des côtes est en grande partie responsable de l'acquisition des comportements agressifs des squales. Déverser des déchets organiques sous toutes les formes dans les océans est une véritable aubaine pour tous les prédateurs marins, de façon directe ou indirecte en permettant la création de chaînes alimentaires dont les squales forment le dernier maillon. Les repas faciles offerts sur des plateaux représentent aux yeux des requins une économie d'énergie en terme de recherche de nourriture. Les espèces côtières ou récifales en font allégeance quotidiennement au détriment parfois des baigneurs ou autres pratiquants de sports subaquatiques.

 La Réunion, cette île tropicale est une excellente plate-forme d'observation biologique des requins. La quasi-totalité des attaques s'explique par des lieux propices et des périodes précises sous influence de conditions abiotiques et notamment de pluviométrie.  Le relief de l'île est entaillé de nombreuses et profondes ravines où vont s'entasser des ordures, d'ordre ménagère ou de matériaux divers... Sans commentaires !!

Le problème est que ces ravines drainent l'eau pluviale, emportant avec leur débit sporadique tous les déchets organiques (cadavres d'animaux domestiques, reliquats de nourritures...) et tous les organismes, comme les crapauds, les lézards, les escargots…) piégés par ces débits torrentiels jusqu'à la mer. Cet apport va créer en quelques heures les bases potentielles d'une chaîne alimentaire. Des interactions entre les composants faunistiques du littoral et les prédateurs de la zone, dont les requins, s'établissent naturellement. Dans des eaux turbides, chargées de particules minérales et organiques, après de fortes pluies ou des cyclones, des attaques sur l'Homme sont dès lors possible et s'expliquent de façon logique. Certains drames locaux (1994,1995,1996) sont dus à la somme de conditions suffisantes pour qu'un requin passe à l'attaque sur des êtres humains : eaux turbides, rejets en mer de déchets, fortes pluies localisées drainées dans les ravines ou débordement de plans d'eaux stagnantes...


Photo afin d'expliquer pourquoi les requins s'approchent du littoral après les pluies ou les cyclones


La faim n'est pas toujours la seule explication des attaques à notre encontre. Ces animaux évoluent dans un milieu ou des milliers d'informations (chimiques, physiques...) leur arrivent et doivent être analysées. Le leitmotiv de toutes espèces est de pouvoir survivre (donc de manger) afin d'essayer de se reproduire pour perpétuer une descendance. Le plus fort résistera et gagnera sa place parmi les dominants.

Quand les six sens des requins captent et analysent la situation présente, la réponse de l'animal est en relation avec son environnement. La morsure étant un des moyens de défendre son territoire ou alors de se procurer à manger. Un nageur, surfeur, véliplanchiste entraîne des perturbations dans le milieu , quelles soient visuelles, sonores, odorantes ou tactiles. Ces agressions ne sont pas dirigées contre l'Homme, elles le sont en prévision d'une éventuelle attaque à leur encontre, d'une défense de leur territoire ou tout simplement d'un simple prélèvement alimentaire, geste vital et primitif dans l'absolu. Le problème est que la puissance de ces animaux fait que chaque attaque sur l'Homme conduit à des dégâts considérables. Selon le fichier international des attaque de requins, 50 à 75 humains sont la cible des squales, 8 à 12 étant fatales .

Si nous arrivons à enlever la dimension humaine à ces accidents et que nous essayons de relativiser la situation en comparant des faits non anecdotiques pour tenter d'expliquer ou du moins de dédramatiser les actes de ces animaux, un grand pas aura été fait... Des hommes sont morts pour avoir voulu faire du rodéo sur des requins nourrices, blessés par des requins baleine après s'être accrochés à leur queue... Autant d'exemples qui montrent que la bêtise est universelle. Il y a et ce n'est qu'un début, des accidents lors de séances de “shark feeding”, sport à la mode qui consiste à nourrir des requins en milieu océanique. La rapidité d'enlever sa main étant une des contraintes de l'exercice sportif dans sa splendeur. Si il y a incident, l'étude statistique va comptabiliser ce fait... Le conditionnement alimentaire des poissons en général est bien connu des spécialistes. La crainte de l'Homme, sur ces sites, disparaît en quelques jours et des repas faciles ne font que renforcer l'attitude virile des requins envers les plongeurs.

 Sur les quelques 400 espèces de requins, une trentaine sont potentiellement dangereuses, douze de celles-ci ont déjà tués et six font indiscutablement partie des “tueurs”. Dire que les requins sont des mangeurs d'Hommes est une erreur. Au vu de leur panoplie d'organes sensoriels, de leur puissance et de leur répartition cosmopolite, le nombre d'accidents sur l'Homme dans le monde indiquerait une faible rentabilité dans leur technique de chasse.


Dessin d'aileron de requin

Nous nous devons de connaître un certain nombre de choses avant de pénétrer leur territoire, c'est valable pour d'autres espèces animales. L'attaque n'est que la phase ultime d'un comportement de protection d'un territoire (espace vital), d'une phase alimentaire ou d'un maintien d'une distance de sécurité envers un congénère. Elle est souvent accompagnée d'avertissements visuels (nages saccadées, virages brusques, charges d'intimidation, virages serrés) et/ou physiques (bousculades, frottements...) qui ne sont en fait que des avertissements. A nous de décrypter ces codes.

Le problème est que ce décodage n'a pas lieu dans les temps où n'est pas perçu comme tel. La conclusion, avec des animaux puissants, est navrante pour les victimes. Au vu du rapport annuel attaques/décès, le faible ratio confirme que l'Homme n'est pas une cible pour les requins. Il se trouve parfois, Destin guidant pour toutes les raisons mentionnées, sur le chemin d'un animal prédateur dangereux pour notre espèce.

Les requins ne représentent qu'un faible danger pour notre espèce. Tuer, pour eux est une façon de se protéger et de survivre, dans leur contexte océanique de plus en plus difficile.

Un grand merci à Philippe Mespoulhé Futura-sciences Ile de la Réunion, pour ce dossier et ses photos inédites

Un merci aussi M. Fanouze de Le royaume des requins pour les autres photos

Requins : une incroyable faculté d'adaptation au milieu

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

 Alors que les requins ont pratiquement cessé d'évoluer depuis le crétacé voici 100 millions d'années en faisant ainsi preuve d'une étonnante stabilité morphologique, leur présence dans la quasi-totalité des mers du globe démontre pourtant une surprenante faculté d'adaptation au milieu.

Cela peut sembler paradoxal. Comment un animal ayant apparemment stoppé son évolution a-t-il pu traverser plusieurs périodes de grands bouleversements, plusieurs âges glaciaires, sans connaître de modifications profondes de son anatomie, ainsi que le révèlent les fossiles ? S'agirait-il d'un animal "fini", ayant atteint une certaine perfection dans son développement ?

Une équipe de chercheurs conduite par le Dr. W. Gary Anderson, du département de zoologie de l'université de Manitoba, assisté de Josi R. Taylor, Jonathan P. Good, Neil Hazon et Martin Grosell vient de publier un rapport selon lequel le requin disposerait de l'étonnante faculté de modifier à volonté leur taux de salinité sanguine en fonction du milieu dans lequel il évolue.

Dr. W. Gary Anderson

Ainsi, l'équipe a démontré que dans une eau faiblement salée, le requin compense la différence de pression osmotique en augmentant son volume sanguin par apport d'eau. "Cette osmorégulation est importante aussi bien pour les requins que pour les humains", déclare Gary Anderson, "sans cette adaptation, plusieurs systèmes physiologiques vitaux, tels les systèmes cardiovasculaires et rénaux, ne fonctionneraient pas de façon optimale et l'animal en souffrirait", ajoute-t-il.

Modifications de masse sanguine

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé diverses espèces de requins, essentiellement Chiloscyllium plagiosum (requin-chabot à taches blanches) et Scyliorhinus canicula (petite roussette, inoffensive et très commune en Méditerranée) et les ont plongées dans divers environnements dont la salinité pouvait varier entre 80 et 120%.

Il a été constaté que la masse sanguine totale de l'espèce S. canicula variait en fonction du milieu dans les proportions suivantes : 6,3 ml/100 gr (+/- 0,2) à 80%; 5,6 ml/100 gr (+/- 0,2) à 100% et 4,6 ml/100 gr (+/- 0,2) à 120%. Ces données démontrent la faculté d'adaptation de l'espèce. La même expérimentation sur C. plagiosum a permis de confirmer cette découverte en présentant des résultats identiques.

Chiloscyllium plagiosum dans un aquarium d'expérimentation. Crédit : Université de Floride.

Certains troubles ont commencé à apparaître lorsque la salinité de l'eau a été portée à 140%, vraisemblablement liés à un afflux de chlorure de potassium, lequel retrouve son niveau habituel dès le retour à la normale.

Quels processus de régulation ?

Les processus de régulation mis en œuvre sont encore discutés, cependant ils semblent partagés entre cinq méthodes.

L'absorption de liquide peut s'effectuer à travers les branchies de l'animal, sans intervention volontaire de ce dernier. Mais cette méthode s'avère trop lente dans certains cas particuliers. Lorsque des requins de l'espèce S. canicula ont été brusquement transférés d'une eau à 80% à une eau à 100% de salinité, ils se sont mis à boire comme des humains assoiffés, ce qui apparaît comme une "mesure d'urgence" face à un dérèglement brutal.

Une troisième possibilité de régulation consiste en la modification de la teneur aqueuse du sang et des fluides corporels en agissant sur le travail des reins. Ainsi, lors des modifications de la tension artérielle des requins testés, les reins augmentaient ou diminuaient la quantité d'urine excrétée. Autrement dit, l'organisme de l'animal retient ou libère l'eau de son corps en fonction du milieu.

Enfin, les scientifiques ont découvert une glande rectale spécifique au requin, composée de tissus sécréteurs de sodium et qui semble associée à une fonction régulatrice de la formule sanguine. Mais son fonctionnement, ainsi que son rôle exact, n'ont encore pu être déterminés.

En conclusion, les chercheurs ont découvert que le système intestinal du requin joue un rôle capital en maintenant le taux aqueux de son organisme compatible avec le milieu ambiant. Bien que cet animal vive en permanence dans la mer, il peut se déshydrater intérieurement en raison d'un excès de sel, que les cellules intestinales doivent alors évacuer tout en retenant l'eau.

Menaces sur l'espèce

Mais selon Michael Schlesinger, professeur des sciences atmosphériques à l’Université d’Illinois aux Etats-Unis cette puissante faculté d'adaptation pourrait ne pas suffire pour protéger l'espèce des dangers représentés par le réchauffement climatique et de la fonte des glaciers, qui rejettent de grandes quantités d'eau douce dans la mer, plus particulièrement en Atlantique nord.

"Jusqu'ici, la modification de salinité est faible", déclare Schlesinger, "mais il est possible que nous nous trouvions à l'aube d'un changement brusque et irréversible du climat, et ce que nous constatons est très inquiétant", ajoute-t-il.

Auteurs de la recherche :

  • W. Gary Anderson, Department of Zoology, University of Manitoba, Winnipeg, MB, Canada R3T 2N2
  • Josi R. Taylor et Martin Grosell, RSMAS, University of Miami, Miami, FL 33149, USA
  • Jonathan P. Good et Neil Hazon, Department of Biology, Division of Environmental and Evolutionary Biology, Gatty Marine Laboratory, University of St. Andrews, Fife KY16 8LB, Scotland

 

 

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