"Le nom meme de requin vient du latin requiem,
parce que celui qui voit l'animal peut commencer de réciter la prière des morts!" 
Les requins ne sont jamais sanguinaires. Ils tuent seulement pour vivre, au contraire des humains qui éxécutent aussi par plaisir, pour le sport ou par betise caractérisée. Ils ne sont nullement diaboliques. Ce sont des prédateurs innocents de leurs pulsions et de leurs actes. Les dents de la mer, ça n'éxiste pas! Chaque année, les requins attaquent en moyenne une centaine de fois des hommes; et pas pour les manger. Ils en tuent moins de dix. Mais en face de ce chiffre, on peut en écrire un autre: nous autres, hommes, nous anéantissons en douze mois, au bout de nos longues lignes ou dans nos monstrueux filets de peche, quelque cent millions de squales en tous genres! Le carnage n'est pas du coté qu'on imagine! cessons de diaboliser d'innocents prédateurs.
QUAND LES REQUINS ATTAQUENT
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LA VERITE STATISTIQUE
Une banque de donnÈe AmÈricaine rÈpertorie 5000 cas d’attaques sur l’homme des annÈes 1550 ‡ nos jours. Ses analyses statistiques prÈcises permettent d’expliquer les causes rÈelles de ces rencontres trËs exceptionnelles mais souvent tragiques
Depuis longtemps le mythe du requin mangeur d’homme nourrit bien des fantasmes et des terreurs, exploitÈ ‡ souhait dans des films comme ´†Les Dents de la Mer†ª. Pourtant, sur les 400 espËces connues ‡ ce jour, 83% mesurent moins de 2 m ‡ l’‚ge adulte et une douzaine seulement seraient rÈellement dangereuses pour l’homme. Cette crainte des attaques, parfois justifiÈe par de trop nombreux accidents notamment aux USA ou en Australie, a poussÈ les gouvernements ‡ prendre des mesures de protections (meshing†: filets) et les scientifiques ‡ crÈer des programmes d’Ètudes et de mÈthodes de prÈvention. Ainsi, dËs la fin de la premiËre guerre mondiale l’US Navy chercha alors un rÈpulsif efficace pour protÈger ses pilotes tombÈs en mer. Elle fut ‡ l’origine de la crÈation d’un fichier international des attaques unique au monde. ConstituÈ ‡ partir de questionnaires dÈtaillÈs, l’ISAF (International Shark Attack File) contient prËs de 3000 rapports couvrant la pÈriode de 1550 ‡ nos jours. Cette banque de donnÈes exceptionnelle est gÈrÈe depuis 1988 par l’American Elasmobranch Society au MusÈe d’histoire Naturelle de Floride. D’autres fichiers comme la Mediterranean Shark Attack File (MEDSAF) ou le Natal Shark Board (Institut sud-africain) lui apportent des informations complÈmentaires . Les statistiques publiÈes par l’ISAF sont sans appel†: les attaques de requins restent extrÍmement rares. Seulement 50 ‡ 75 cas environ sont dÈnombrÈs chaque annÈe de part le monde, dont 10 ‡ 30 seraient mortelsAinsi la probabilitÈ rÈelle de subir une attaque de requins a ÈtÈ estimÈe ‡ 1 sur 5 millions†! Le dÈveloppement massif des activitÈs nautiques durant les trois derniËres dÈcennies, sur des zones littorales bien identifiÈes, a conduit certains scientifiques ‡ comparer le nombre d’attaques ‡ celui des noyades. Car les populations et l’environnement concernÈs sont assez similaires (jeunes de 15 ‡ 25 ans), d’un sexe ratio identique (10 hommes pour 1 femme). En Australie on compte ainsi 1 attaque de requins pour 50 noyades, 1 pour 600 en Afrique du Sud, 1 pour 1000 aux USA. Avec 1 attaque par an pour 20 noyades, l’Óle de la RÈunion arrive largement en tÍte du hit parade des zones ‡ risques. Afin de relativiser la frÈquence de ces attaques, Bernard SÈret Chercheur au MusÈum d’Histoire naturel de Paris nous rappelle que 250 personnes seraient tuÈes chaque annÈes par des ÈlÈphants, 1250 par des abeilles, 2500 par des crocodiles…Quant ‡ ses confrËres amÈricains Howards et Burgess, directeur de l’ISAF, ils font remarquer que l’animal le plus dangereux pour l’homme en terme de mortalitÈ reste encore la terrible Crassastrea virginica, autrement dit l’huÓtre commune†! Intoxication au menu. Paradoxalement cette fascination pousse l’homme en quÍte de sensations a rechercher le contact des requins en s’adonnant au Shark Feeding, un divertissement touristique qui consiste ‡ nourrir les requins en plongÈe. RÈsultat, sur 471 attaques rÈpertoriÈes en Australie, 60 sont dues ‡ cette pratique, des accidents stupides accompagnÈs de morsures graves aux membres ou de plongeurs dÈfigurÈs . Si les surfeurs ou pÍcheurs australiens assument leurs passions aquatiques sur des sites non protÈgÈs par des filets, l’an passÈ les organisateurs des Jeux Olympiques de Sydney cÈdËrent ‡ la psychose en s’entourant de prÈcautions exceptionnelles. En effet, lors de l’Èpreuve de nage du triathlon, chaque compÈtiteur Ètait Ítre accompagnÈ d’un garde du corps chargÈ d’Èloigner un hÙte trop curieux. Les vÈritables circonstances Selon les spÈcialistes, les attaques de requins sont de deux ordres. D’une part un acte de type ´†alimentaire†ª et d’autre part une rÈaction ‡ l’ingÈrence territoriale. La prÈsence de l’homme sur le domaine de cet animal parmi les plus vieux de la crÈation n’a fait que s’accroÓtre par la multiplication des activitÈs nautiques, le shark feeding, la frÈquentation des plages. Selon l’analyse des banques de donnÈes, trois grandes familles de ´†visiteurs†ª se retrouvent ainsi exposÈes aux attaques de requins, chacune d’elles donnant aux chercheurs des informations spÈcifiques sur la nature de l’attaque. Les pÍcheurs sous-marins en apnÈe Les plongeurs en bouteilles Les surfeurs, bodyboardeurs, vÈliplanchistes et nageurs. AUTRES PARAMETRES LIES AUX ATTAQUES Les heures, le jour de la semaine Il existe une forte corrÈlation entre le nombre d’attaques de requins et l’heure du jour. En effet, les Ètudes de l’ISAF dÈmontrent que la plupart d’entre elles survient en fin d’aprËs-midi entre 16 et 20 heures comme en Australie o_ 50% des attaques ont eu lieu durant cette tranche horaire. Les rÈquins, prÈdacteurs noctures, par excellence sont alors en pleine activitÈ de chasse. La baisse de visibilitÈ augmente ici la confusion ÈvoquÈe des proies prÈfÈrÈes du requin avec les surfeurs ou baigneurs, d’autant plus que la frÈquentation des plages reste encore trËs forte ‡ ces heures. Les plongeurs font davantage de mauvaises rencontres entre 10 h et 16 h. Quant aux jours de la semaine, les W.E connaissent des taux de frÈquentation ÈlevÈs et font l’objet en moyenne de 10 ‡ 15% d’attaques supplÈmentaires suivant les rÈgions et la pÈriode de l’annÈe. La distance ‡ la cote Les statistiques font apparaÓtre clairement que les attaques se produisent ‡ la rencontre de deux domaines†: celui des espËces cÙtiËres de requins et celui des loisirs de l’homme. Dans la plupart des cas le baigneur ou le surfeur ou le plongeur se trouve isolÈ, sur un site peu frÈquentÈ et dans une faible profondeur. Selon les pays, cette distance ‡ la cÙte varie de 20 ‡ 100 m. L’Afrique du Sud, zone ‡ fort risque (228 attaques de 1828 ‡ 1999), 65% des attaques ont eu lieu ‡ moins de 100 m du bord, alors qu’‡ la RÈunion, aussi trËs frÈquentÈe la distance moyenne est de 35 m. Cela explique pourquoi certaines victimes moyennement blessÈes ont pu rejoindre la berge par leurs propres moyens. La profondeur. Que ce soit la plongÈe, la natation , le surf ou le windsurf, la plupart des activitÈs nautiques se pratique en faible profondeur. RÈsultat, les statistiques relatives aux attaques suivent cette logique. Les accidents enregistrÈs sur les sites de surf australiens trËs frÈquentÈs, la profondeur moyenne de la zone de dÈferlement variait 1,50 ‡ 1,80 m, de mÍme qu’‡ Hawaii ou en Floride (404 attaques de 1670 ‡ 2000). Il n’y a pas de corrÈlation directe entre la nature du fond ou la forme de la cÙte avec le nombre d’attaques. Cependant, les scientifiques ont menÈ des expÈriences dans certains chenaux frÈquentÈs ‡ heures rÈguliËres par les requins. La clartÈ de l’eau Comme le dÈmontre la plupart des Ètudes, les eaux troubles s’avËrent un facteur de risque important . Beaucoup d’attaques ont lieu dans des zones portuaires et quelques unes ont mÍme ÈtÈ remarquÈ ‡ plusieurs kilomËtres ‡ l’intÈrieur des terres. Hormis la baisse de visibilitÈ ÈvoquÈe, certaines espËces des zones tropicales et sub-tropicales comme le requin tigre ou le requin bouledogue apprÈcient les eaux de faible salinitÈ et chargÈes en particules organiques, des conditions que l’on rencontre aprËs de fortes pluies. Les eaux ‡ proximitÈ des dÈcharges ou des abattoirs sont Ègalement trËs dangereuses. Les habitudes du Grand requin Blanc sont plus atypiques. On le retrouve davantage ce prÈdateur diurne en eau froide, il chasse en eau claire comme sur les cÙtes californiennes, sur les cÙtes atlantiques franÁaises et en mÈditerranÈe plus rarement.
LES ESPECES DANGEREUSES (Classement par ordre du nombre d’attaques rÈpertoriÈs dans l’ISAF depuis 1580 ‡ mai 2001.) •Le Grand Requin Blanc (231 et 52 sur des bateaux†! ) •Le Tigre (67) . Galeocerdo cuvieriCe requin cÙtier omnivore fait partie des grands prÈdateurs, sa puissance est impressionnante et il peut dÈpasser 9 m†de long ! Il est responsable d’attaques ‡ Hawaii, Floride, BrÈsil†; Australie. Sans doute l’ennemi n_1 de l’homme en eaux tropicales , mÍme de faible profondeur malgrÈ sa taille. •Le Bouledogue (57) •Le Taureau (31) Carcharias taurus, •Le Grand Marteau (17) Shyrna mokkaranmalgrÈ une alimentation composÈe de poissons et de calmars, ce requin peut devenir agressif avec ou sans blessures. On le rencontre en PolynÈsie franÁaise, ‡ la RÈunion, en Floride et ‡ Hawaii. •Le Requin bleu (14) •Le RÈcif pointes noires (13) • Autres espËces potentiellement dangereuses†: •Le Requiem (carcharhinus spp) • Le Gris de rÈcif carcharhinus amblyrhynchos •Le galapagos Carcharias galengensis) • les grands poissons-scies, les requins-scies



1. sarah Le 18/11/2008 à 12:03
2. sarah Le 18/11/2008 à 12:05
3. Binachon Le 14/12/2008 à 15:57
4. riuwisegfriw Le 16/01/2009 à 17:02












5. anais Le 18/01/2009 à 18:26
6. scotty89 Le 24/02/2009 à 14:27
7. lentman Le 20/03/2009 à 15:22
8. parfum Le 07/04/2009 à 17:53
9. =) Le 21/04/2009 à 18:52
10. ocean17 Le 02/05/2009 à 11:46
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